LIBRES PAROLES : LE THÉÂTRE, C’EST LA LIBERTE D’EXPRESSION LA PLUS ABOUTIE ! FLORE HOFMANN, METTEUR EN SCENE, NOUS EN PARLE AVEC PASSION.

Publié par Heliane BERNARD

Mardi 22 mai 2018 | Libres Paroles

Flore Hoffman Flore Hoffman

Du théâtre à Domicile ! Une idée flamboyante de Flore Hofman. Pour la mettre en œuvre, cette professionnelle du théâtre, metteur en scène, dramaturge, actrice et pédagogue, a réuni autour d’elle, à Ramatuelle (Var), un petit groupe d’amateurs qu’elle a formé et qui nous offre « Les cousinades » un spectacle qui réjouit un public d’amis bien vite élargi aux connaissances et aux simples amateurs de théâtre, de vrai théâtre. Ils se produisent chez les uns et les autres, au gré des demandes. Et ce sont des moments délicieux passés dans une proximité rare entre acteurs, texte et public. On savoure, dans le rire, le plaisir des mots si bien dits, la liberté des expressions et de la gestuelle. Après la prestation des acteurs, on se retrouve tous ensemble, pour discuter, interroger, boire, manger. Un voyage poétique. Une plongée dans la comédie humaine et la convivialité. Un festin pour l’esprit et le corps !
Le Crayon, à l’affût de toutes les libertés, a interrogé Flore sur sa démarche, ses parcours, ses amours. En toute liberté !

DES LETTRES MORTES AU VIVANT DE LA LANGUE

Flore Hofmann dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Flore Hofmann dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

"Je suis née une nuit d’Avril, à la Clinique des Metallos, rue des Bleuets à Paris. À l'âge de six ans, solidaire de ma famille, je monte dans la Panhard Dina Z et m'installe dans le sud de la France à Ramatuelle. Toujours raisonnable, je suis ma mère à la petite école puis au collège de Saint-Tropez où cette dernière enseigne le Français.

 J'ai fait des études de Lettres Classiques (Latin-Grec) puis un peu de Philo à la Sorbonne. J'étais donc tout naturellement destinée à l'enseignement de ces "humanités" mais après trois années d’Université, je me suis arrêtée en plein vol et j'ai "mis les voiles". J'ai alors fait une École Internationale de Théâtre, une École du Mouvement, telle que la voulait son fondateur Jacques Lecoq, une "Poétique du corps". Cette école m'a permis, en premier lieu, de combattre mon "mutisme", deux longues années à refuser de parler... une forme particulière de résistance aux adultes qui voulaient décider de mon avenir à ma place et que je jugeais  "nuire gravement à ma santé"! Cet isolement volontaire a duré toute la fin de mon adolescence et le début de l'âge adulte et n’était sans doute qu’une forme d'anorexie psychique où l'effacement des mots ressemblait au rejet progressif de nourriture. Mais le théâtre est heureusement arrivé, avec tout son travail de l’imaginaire mais aussi sa capacité d’être au présent et il est devenu ma véritable nourriture, ma vie. Depuis plus de trente ans, je n'ai cessé de faire partie de compagnies théâtrales ou d'aventures plus solitaires, me confrontant à presque tous les métiers, toutes les fonctions :: comédienne, assistante, metteur-en-scène, dramaturge, formatrice, professeur, relation publique... J'ai gardé dans mon approche, sans doute à cause de mon histoire, une grande affinité avec tous ceux qui sont à la marge, mis à l'écart de la société parce qu'ils sont trop faibles ou qu'ils sont potentiellement dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres et qu'ils font peur : détenus de longues peines, psychotiques, S.D.F.

Et l’aventure nouvelle de l’Atelier-Théâtre à Ramatuelle me permet ainsi de replonger au cœur de ma propre histoire. Car après m'être peu à peu approprié les mots des auteurs de théâtre, je cherche à faire advenir ceux des « acteurs » de l’Atelier de Ramatuelle et les miens aussi dans des spectacles nourrissants et joyeux à partager."

De gauche à droite : Frédéric Comba, Corinne Brun, Sophie Brissac , David Laudel et Marie-Camille Giraud dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Heliane Bernard pour Le Crayon - Flore, quel rôle donnes-tu au théâtre ?

Flore Hofmann - Le théâtre permet à chaque personnalité de s’épanouir. Mais au-delà de tout ce travail qui favorise l’épanouissement de chacun , pour lui-même et dans sa vie sociale, le théâtre est aussi et avant tout un art du partage et du collectif .

Alors, avec leur corps, leur voix, leur sensibilité, leur imaginaire, les acteurs se mêlent du regard porté sur le monde… En compagnie des auteurs qui sont leurs contemporains, ils prennent la parole pour ceux qui les regardent et les écoutent à cet instant, les spectateurs, à qui ils permettent de voir aussi, d'entendre, de sentir… par le biais des mots-dits, des rires, des plaintes, de leurs corps en mouvement mêlés aux corps empruntés à tous ces animaux qui vivent auprès de nous, qui font partie de nos vies, comme on fait partie de la leur...  La matière théâtrale nous permet d’exprimer quelque chose au - delà de nous-mêmes, qui nous dépasse et nous concerne tous…

François Couderc, Flore Hofmann et Elena Bosco dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Le Crayon - Qu’est-ce que le travail théâtral ?

Flore Hofmann - Le travail théâtral permet de mieux se connaître, de découvrir son potentiel d’expression et de création. 

Mettre en jeu le corps, de trouver en soi des ressources expressives méconnues et de percevoir, d’apprendre ou de réapprendre à articuler sa propre expression et sa relation aux autres.

Explorer en partant du corps ce qui nous lie, ce qui nous délie, ce qui nous relie, ce qui nous différencie, ce qui nous « noue » et ce qui nous dé-noue ».

Flore Hofmann et Elena Bosco dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Patricia Guiffant dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Peu à peu trouver le plaisir d’être à soi-même et d’être en confiance avec les autres. Se confronter et surmonter les angoisses liées au regard des autres, au jugement des autres ou ce que l’on imagine comme tel. Lutter ainsi contre l’ « auto-dévaluation », l’ « auto-censure ».

Ne pas se sentir « exposé » mais plutôt « regardé », pris en compte, considéré, reconnu. Se découvrir au-travers de l’attention, le respect qu’on vous porte et qu’on porte à l’autre comme à soi-même. Tisser du lien, du liant. Relier chaque personne à elle-même et aux autres par l’échange, la construction d’une production commune. « Sortir de son monde » pour être dans le monde, le monde extérieur et celui qu’on va partager ou créer ensemble à travers une production théâtrale, de la simple présentation du travail au spectacle abouti.

Permettre l’échange des participants entre eux et en finalité, l’échange avec ceux qui seront un jour spectateurs, le public. 

Le travail théâtral, comme toute activité artistique, agit comme une stratégie du détour…

Au travers du jeu, de la création du personnage, on peut ainsi trouver une place qu’on aura construite et « choisie ».

De gauche à droite :Patricia Guiffant & Stéphanie Jockin dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Le Crayon - Tu parles souvent de voyage à propos de l’atelier de théâtre…?

Flore Hofmann - Et si l’atelier était un voyage que l’on fait ensemble ? Celui qui anime et qui fréquente jour après jour ces îles que sont les auteurs, c’est à lui de mettre un pied sur ces terres, de les observer, d’y cheminer un moment, avant d’organiser la rencontre. Puis à leur tour, les acteurs avanceront avec ces auteurs, qui sont au sens littéral de véritables « conducteurs » 

Et au moment de la représentation, ils convieront les spectateurs à les accompagner et à poursuivre ce voyage en « terre d’humanité partagée »…

Et ne jamais oublier que pour les spectateurs comme pour les acteurs : « Le but du voyage… c’est le voyage lui-même… » (Jacques Lecoq)

 

Frédéric Comba, et Corinne Brun dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Corinne Brun dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Le Crayon - L’Atelier Théâtre, c’est quoi ?…

Flore Hofmann - Je vais faire une réponse perso. L’atelier-théâtre, pour moi, c’est une « renaissance » !

Depuis que j’ai 6 ans, depuis que je suis arrivée à Ramatuelle avec mes parents, j’ai toujours adoré ce village et ses habitants. Je pensais les connaître et qu’ils me connaissaient aussi. Mais en fait je me rendais bien compte que j’étais la fille d’Yvonne. Cela ne me gênait pas mais j’étais quand même un peu un « fantôme ».

Et puis d’abord, grâce à Pia, qui connaît tout le monde dans le village… Et puis grâce à l’atelier, j’ai vraiment l’impression de faire partie du village, même s’il y a beaucoup de monde que j’ai encore à découvrir ! Mais ça viendra, avec le temps ! Et c’est ça, le bonheur d’un village, de se sentir proche des gens, même si on les connaît juste de vue ! Comme si on faisait partie d’une grande famille ! Et puis le groupe…je n’ai même pas besoin d’en parler… c’est un Vrai Bonheur !!!

David Laudel et Mireille Raphaël-Roche dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Le Crayon - Flore, pour ce spectacle, « Les Cousinades », tu as travaillé sur des textes différents …

Flore Hofmann - Le Spectacle est un « puzzle » issu de nombreux textes ou extraits de textes…Des bribes empruntées à des auteurs contemporains très importants : Roland Dubillard, Xavier Durringer,  Jean-Claude Grimberg, Pierre Notte, Philippe Minyana, Pierre Notte, Serge Valetti, Noëlle Renaude, Christian Rullier, Serge Valetti.

A toutes les étapes, la création théâtrale apparaît comme une entreprise collective, au sein de laquelle l’auteur d’un texte est un chaudron dans lequel on puise les lignes de forces d’un personnage, un moteur qui irrigue nos propres imaginaires, nous rapprochant de nous-mêmes, nous offrant le pouvoir de fabriquer « un autre avec du soi », par le truchement de ses mots à lui ! Un jeu gigogne parfait et permanent ! Et dans ce jeu domine le « mentir vrai »de l’acteur qui se doit d'être suffisamment sincère pour être complètement crédible. 

Le Crayon - Quel est le rapport des auteurs d’aujourd’hui à la langue ? 

Flore Hofmann - Là, je citerai Bernard Bloch (comédien et metteur-en-scène) : « Il y a sûrement une langue du théâtre, mais elle est multiple. Il y a des langues du théâtre. Ce qui est sûr, c'est que c'est une langue orale, avec toutes les nuances et toute la diversité qu'il peut y avoir dans les oralités. Elle est faite pour être dite, mâchée, incarnée (ou désincarnée !), mais en tout cas « prononcée ». Prononcée ne veut pas dire verbalisée : au théâtre, il y a des langues qui peuvent être muettes, des langues sans texte, sans texte intelligible, sans texte parlé. On peut par exemple jouer toute une pièce en gromelot*, je l'ai déjà fait ; c'est tout à fait possible d'imaginer toute une histoire interprétée au théâtre avec des mots tout à fait incompréhensibles et qui pourtant sont des mots, qui sont un langage.

Le Crayon - L’atelier théâtre de Ramatuelle propose du Théâtre à Domicile ! Mais qu’est-ce que c’est ?

De gauche à droite : David Laudel, Marie-Camille Giraud, Flore Hofmann et Elena Bosco dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Flore Hofmann - Il s’agit de représentations de théâtre conçues spécifiquement pour être jouées au domicile d’habitants. Il s’agit d’aller au théâtre en restant chez soi ! Il s’agit de réunir des amis et vivre un moment de théâtre unique, plus vivant, plus humain… 

Le théâtre d'appartement tisse des liens forts et authentiques entre spectateurs et acteurs. Une expérience souvent plus intense mais aussi plus sociable que celle de la salle. Une représentation à domicile se doit d'être particulièrement rythmée et efficace. La distance entre les comédiens et le public exige, de part et d'autre, une concentration soutenue ». La proximité avec les comédiens et la confidentialité du lieu sortent le public de l'anonymat, les émotions y sont forcément profondes. Un chuchotement, l'intensité d'un regard : à moins de deux mètres, tout est perceptible.

De gauche à droite : Mireille Raphaël-Roche, Marie-Camille Giraud, Stéphanie Jockin, Corinne Brun, David Laudel, François Couderc, Flore hofmann et Sophie Brissac dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Le Crayon - Peux-tu nous parler de la proximité et de l'«Adresse » directe au public ?

Flore Hofmann - L’adresse directe au public dans le théâtre contemporain avait presque disparu… même si ces temps-ci elle revient par la grande porte ! Denis Guénoun (Philosophe et Directeur du Centre Dramatique de Reims), dans son très beau livre « Lettre au directeur de théâtre », plaide pour une adresse directe au théâtre : « L’adresse en français veut aussi dire : habileté. Qui a de l’adresse sait prendre le court chemin.. L’adresse à quelqu’un, c’est le droit chemin pour le joindre. Comme l’adresse sur l’enveloppe qui marque : voici le bon chemin pour trouver celui vers qui ces feuilles dedans se tournent. »

Là, aujourd’hui, ce sont des monologues, des « solos » qu’on adresse au public. Pas le monologue dont on dit qu’il s’adresse à soi-même… Ces mots que l’on murmure tous avant qu’on nous surprenne…Oui, car nous parlons tout seuls, tous… Ces mots que j’ai appelé « des plaintes » de tous les jours…. Parce qu’on peut tous, un jour ou l’autre, les formuler ou même les partager… Un peu de cette comédie humaine pour rire de nous-mêmes… Ces mots ont souvent été écrits par des auteurs d’aujourd’hui, c’est-à-dire presque tous vivants ! Et puis ils sont aussi mêlés à nos mots à nous, les acteurs, ces mots qui évoluent au fil des répétitions, au fur et à mesure du temps qui voit les personnages apparaître puis grandir, s’affirmer peu à peu. Ce sont des monologues qui s’adressent à ceux qui sont assis devant nous, qu’on leur adresse, comme un cadeau, en échange d’un autre cadeau… celui de leur écoute attentive et généreuse… avant de partager, après le spectacle, quelque chose d’aussi important, les plats que chacun a fabriqué pour ce moment précieux. 

De gauche à droite : Sophie Brissac, Mireille Raphaël-Roche, Stéphanie Jockin, Patricia Guiffant, Elena Bosco et Frédéric Comba dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Le Crayon - Et le plaisir, dans tout ça ? 

Flore Hofmann - Il tient en un mot : liberté. Deux tables de camping et dix chaises pliantes ! Et onze acteurs qui se font « tout petits ! Le spectacle se passe forcément dans un décor léger et simple à mettre en place, dans tous types d’espaces. Ça veut juste dire qu’on peut jouer dans des petits appartements comme dans des grandes maisons ! Dans les petits appartements, on peut accueillir quinze personnes. Dans les grandes maisons… on peut aller jusqu’à trente ou quarante ! Ces pièces, assez courtes, sont interprétées habituellement par un, deux ou trois comédiens !

Le Crayon - Et vous êtes combien dans l’atelier-théâtre ?

Flore Hofmann - 11 !

- Ben alors, comment vous faîtes ?

- Ben… On se fait tout petits ! 

Le Crayon - Le théâtre à domicile, pourquoi ?

Flore Hoffmann - Parce que beaucoup de gens n’ont pas forcément l’occasion d’aller au théâtre ! Le théâtre, parfois, c’est loin, c’est cher, il faut réserver, et puis, souvent, c’est chiant ! Pourtant, comme un livre, un film, le théâtre peut offrir une émotion, d’autant plus forte qu’une relation directe s’établit entre le public et les comédiens. 

Le Crayon - Le théâtre à domicile, comment ça s’organise ?

Flore Hofmann - Les représentations sont gratuites pour ceux qui nous accueillent. Et nous, on fait tout pour que l’accueil d’un spectacle à domicile soit le plus simple possible !

Flore Hofmann dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

On vous propose d’abord un premier rendez-vous, avec chacun d’entre vous, dans votre maison pour voir comment on organiserait le spectacle, où on placerait l’espace de jeu et où serait celui des spectateurs. Après c’est à vous de constituer « votre public », des voisins, des amis, des collègues. Plutôt des adultes ! Mais pas d’inquiétude, on vous aidera pour vous donner des informations qui puissent leur donner envie de venir et vous assurer de leur venue.

Souvent, le théâtre à domicile fonctionne avec un effet « boule de neige » : les voisins, collègues ou amis invités ont par la suite envie, eux aussi, d’accueillir une représentation chez eux. Ils ont moins peur ! C’est vrai, souvent, ça peut faire peur d’ouvrir la porte de sa maison… Et ça, on le comprend très bien ! Alors, vous invitez vos amis ! Vous leur dîtes que c’est gratuit ! (Et pas chiant !) Mais… Mais qu’il faut qu’ils apportent une bouteille, une belle quiche ou une petite tarte. Et une chaise pliante (oui… ça peut arriver, si dans la maison, il n’y en a pas assez !

Le Crayon - Et les bouteilles… les quiches ça sert à quoi ? ! Pour nourrir les acteurs ?!!

Flore Hofmann - Bien sûr, mais pas seulement, parce qu’après le spectacle, on mange et on boit tous ensemble !

Et on se parle, on partage ses impressions, ses émotions, ses sensations, ses interrogations… On peut rigoler aussi…. Si on veut !!! 

Le Crayon - Et il raconte quoi, le spectacle ?

Flore Hofmann - Une réunion de famille… Une cousinade…on sait pas…vu qu’il y a plusieurs générations qui sont là !

Mais les « familles modernes » sont tellement bizarres parfois ! Ils se réunissent tous les ans, tous les deux ou trois ans ?

Ça on sait pas trop !!!

De gauche à droite : Mireille Raphaël-Roche, David Laudel, Patricia Guiffant, Stéphanie Jockin, Corinne Brun, Elena Bosco, François Couderc, Sophie Brissac , Frédéric Comba, et Flore hofmann dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

Bref, ils sont là, tous… Réunis dans un gite. Deux, trois jours … Deux, trois nuits aussi… Avec seulement trois chambres, une vraie salle de bain et une petite douchette… C’est le matin, Tous se réveillent peu à peu… Et ils boivent du café ! Oui… c’est une famille « caféinée! » Alors un peu énervée parfois ! Trop à fleur de peau !!! Alors certains se mettent en colère ! Et d’autres ont des fous rires ! Heureusement il y en a qui sont cools ! Heureusement, en fait, ils s’aiment bien tous Même s’ils ne se connaissent pas vraiment ! C’est ça les grandes familles !

Entretien réalisé par Heliane BERNARD

* Grommelot : Des éléments onomatopéïques donnant l’illusion d’une véritable langue.

Contact Flore Hofmann : f.hofmann@free.fr

Elena Bosco, Frédéric Comba et Marie-Camille Giraud dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018

De gauche à droite : Sophie Brissac, Patricia Guiffant, Elena Bosco, Frédéric Comba, Marie-Camille Giraud et David Laudel dans Les Cousinades (Ramatuelle avril 2018)

 

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