Le Crayon a reçu : Jean-Claude Crommelynck

Publié par Alexandre FAURE

Vendredi 27 novembre 2015 | Le Crayon a reçu

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« En ces temps troublés et troublants où les occurrences du mot frontière se multiplient dans les discours, l’objectif de dialogue(s) des lieux culturels devient toujours plus urgent. » (Anne Lenoir Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris)

Jean Claude Crommelynck nous a adressé ce poème qu’il a lu en public lors de la soirée slam qui s’est tenue le jeudi 12 novembre dernier, au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris. Merci à lui !

Ce qui demeure.

L’obscur n'a pas encore été pénétré de lumière,
Un abîme de stupeur tatoue nos mines étonnées.
L’inconcevable fut conçu, que la modernité a incorporé

Depuis, holocaustes et génocides ne sont plus que banalités.
La boite de Pandore à été éventrée
Rien n’arrêtera le progrès de l’horreur.
Le frisson tant chéri est devenu le stupéfiant viatique
Plutôt crever de faim que d’en être privé.
La relève est debout à tous les postes clés
L’argent est amassé au profit d’unité.
Ceux là ne sont que sable

La poussière sans le souffle.
Ni âme ni spiritualité ils sont les brutes modernes

Ils thésaurisent par delà l’entendement !

J’allume des bougies sur les chemins où mes pas mènent 

L’obscurité en est toujours aussi dense et meurtrière.
Ce voyage là, peut être fait dans l'infini 

Et permet de visiter l'avenir.
Conscients d'être univers

Particules en voyage éternel.
Sachant que rien ne disparaît, que tout se mixte

Que nous renaissons en myriade aux travers des espaces.
Nous sommes dans tout simultanément 

Et dans le même temps momentanément ici.
C'est la métaphore du dieu insufflant la poussière 

Pour donner vie, à laquelle l'homme veut croire.
Ce voyage nous en sommes au présent les pilotes...

Ce qui vient, ce qui part, ce qui demeure.

Jean-Claude Crommelynck

 

 

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