“a la punta del lápiz : exiliados, emigrantes, refugiados : caricaturas, dibujos de prensa y libertad de expresión”,

Publié par Alexandre Faure

Mardi 28 avril 2015 | Histoire

Testigos o memorias de su tiempo ? Varias fotos tomadas durante periodos de guerra, por la emoción y la indignación suscitadas, han circulado en toda la planeta. Se transformaron en símbolos que revisitaron los dibujantes de prensa. Como parte de nuestra próxima exposición itinerante : “a la punta del lápiz : exiliados, emigrantes, refugiados : caricaturas, dibujos de prensa y libertad de expresión”, le Crayon propone un enfoque sobre la foto d'Aylan, una foto emblemática del drama de los emigrantes. Dibujantes, a sus lapices ! Esperamos sus dibujos. Agradecimientos a todos aquellos que ya han respondieron a nuestro pedido.

La foto shock del drama de los emigrantes

El 2 de setiembre 2015, el mundo entero fue sacudido por la foto de un niño siria de tres años encontrado muerto en une playa de Turquía, cuando su familia (nativa de Kobané en el norte de Siria pero que vivía desde varios años en Damasco, intentaba llegar a Europa a bordo de un bote de fortuna. La foto, conmovedora, del pequeño Aylan Kurdi, realizada por Nilüfer Demir haría la vuelta del mundo. La imagen del cuerpo sin vida de Aylan, pollera roja y pantalones cortos azul, cara al suelo, invadió las redes sociales bajo el hashtag #KiyiyaVuruaninsanlik lo que significa “humanidad varada” in turco. Un hashtag que llegó a ser uno de los más compartidos.

Le 2 septembre 2015, le monde entier est secoué par la photo d’un enfant syrien de trois ans retrouvé gisant mort sur une plage de Turquie, alors que sa famille (native de Kobané, dans le nord de la Syrie, mais vivant depuis plusieurs années à Damas) tentait d’atteindre l’Europe à bord d’une embarcation de fortune. La photo, bouleversante, du petit Aylan Kurdi réalisée par Nilüfer Demir fera le tour du monde. L’image du cadavre d’Aylan, tee-shirt rouge et short bleu, face contre terre, a envahi les réseaux sociaux sous le mot-dièse #KiyiyaVuranInsanlik qui signifie « L’humanité échouée » en turc. Elle est devenue un des hashtags les plus partagés sur Twittter.

© Côté (Canada) © Kak (France)

 

© Chappatte (Suisse)

© Samson (France) © Kichka (Israël)

Comme toujours maintenant, des rumeurs ont envahi les réseaux sociaux. Beaucoup se sont émus, certains y sont allés d'un "like" stupide, sans se poser de questions sur leur geste, d’autres ont parlé de manipulation, de mise en scène macabre. D'autres enfin, ont même été jusqu’à avancer que la photo servait à accuser le président syrien Bachar Al-Assad.

© Trax (France) © Ali Hamra (Syrie, dessinateur de presse réfugié en France)

 

L’émotion internationale suscitée par ce drame resta cependant sans lendemain. Pire que cela, le 23 juin à Francfort, des militants d’extrême droite, en inscrivant le slogan de haine : « Les frontières sauvent des vies. », vandalisaient une fresque murale de 6 mètres de haut par 20 mètres de large réalisée par les artistes Ogus Sen et Justus Becker, représentant le jeune enfant noyé.

© Saad Hajo (Syrie – Suède) et Firas-Bachi (Syrie – États-Unis-d’Amérique)

 

© Jiho (France) © Babouse (France)

© Trax (France) © Swaha (Liban)

© Antonio Antunes (Portugal) © Elchicotriste (Espagne)

© Nani (Colombie – Espagne) et - © Erdogan Karayel (Turquie)

La crise humanitaire déclenchée aujourd’hui par l’invasion de l’Ukraine par la Russie remet à l’ordre du jour, dans une Europe toujours en panne de solidarité, cette photo qui était devenue le symbole du drame migratoire.

© Kusto (Ukraine) et © Vladimi Kazanevsky (Ukraine )

 Alexandre FAURE

REMERCIEMENTS À :

Ali Hamra (Dessinateur Syrien réfugié en France), Antonio Antunes (Portugal), Babouse (France), Chappatte (Suisse), Côté (Canada),  Elchicotriste (Espagne), Firas-Bachi (Syrie – États-Unis-d’Amérique),  Jiho (France), Kak (France), Vladimi Kazanevsky (Ukraine ), Michel Kichka (Israël), Kusto (Ukraine), Saad Hajo (Syrie – Suède), Samson (France), Swaha (Liban), Trax (France), Uri Fink (Israël) qui nous ont adressé ces dessins en vue de notre future exposition itinérante : "Au bout du crayon : Exilés, Migrants, Réfugiés : Caricatures, dessins de presse et liberté d’expression"

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Le crayon s'empare de la photo : " Nick Ut : Kim Phuc brulé au napalm."

Le crayon s'empare de la photo : "Robert Capa : Mort d'un soldat républicain."

Le crayon s'empare de la photo : "Joe Rosenthal : élévation du drapeau sur Iwo Jima."

© Côté

© Kazanevsky

© fffff

© dd

Adene (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Kazanevsky

© Kazanevsky

Jacques (Russe)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rostan (Tfffff)

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