S'IL TE PLAIT... DESSINE-MOI ta planète idéale ! CONCOURS DE DESSIN 2019-2020

Artistes d’aujourd’hui, citoyens du monde de demain : Cette année, le Crayon invite une fois de plus tous les enfants , collégiens et adolescents, des plus petits aux plus grands, à dessiner.

Les dessins doivent parvenir a l’Association Le Crayon avant le 25 décembre 2019 dernier délai par voie postale : Le Crayon, BP14, 83350 Ramatuelle

 

 
« NOUS SOMMES TOUS DES POUSSIÈRES D'ÉTOILE » disait le célèbre astrophysicien Hubert Reeves.

- Sais- tu que les éléments qui nous composent,  l’oxygène, l’azote, le calcium … ont été formés dans les étoiles disparues depuis plus de cinq milliards d’années ?

- Sais –tu pourquoi la nuit est noire, pourquoi  le ciel et la mer sont bleus, pourquoi les végétaux sont  verts ?

- Sais-tu pourquoi les fleurs ont  différentes couleurs ?

- Sais-tu qu’il existe près de 8,7 millions d'espèces vivantes sur la Terre

- Qu’est ce qui différencie vraiment  l’homme de l’animal ?

  Autant de questions auxquelles la science par l’observation de la Nature tente sans cesse de répondre.  Parfois,  cette Nature accepte de nous livrer quelques uns de ses secrets. Et plus on s’émerveille devant sa beauté,  plus elle nous dévoile sa diversité et plus elle nous rappelle que ce que nous savons n’est finalement pas grand-chose au regard de l’extrême complexité  qui la caractérise.

 

 

 

 

« Elle se tait la terre pour qu'on ne sache pas ses noms différents, son vaste langage, elle se tait car elle est au travail » Pablo Neruda

© Arcadio

 

Mais aujourd’hui, il se passe un phénomène qui nous inquiète. La terre a cessé d’être muette…

Elle nous envoie des signaux de détresse ne parvenant plus à faire face à l’activité humaine qui la détruit. Les scientifiques ne se contentent plus d’observer la Nature pour mieux la comprendre, ils observent désormais les dommages que les hommes produisent sur ce fascinant cosmos. 

Ils  disent par exemple que les ressources d’eau douce ont été divisées par 2 en seulement 60 ans, que les poissons n’ont même plus le temps de se reproduire et que rapidement nos mers et océans seront vides  sous l’effet de la surpêche et de la pollution.  Déjà, en 2010, on dénombrait à plus de 600 les zones maritimes mortes et à plus de la moitié les espèces vertébrés ayant déjà disparues … nous sommes en 2019 ! 

 

Ils disent aussi que dans le monde, 13 Millions d’hectares de forêts disparaissent tous les ans, principalement dans les tropiques, ainsi  l’équivalent d’un terrain de foot ou près d’un hectare de forêt est perdu chaque seconde. Que nous émettons toujours plus de CO2 dans l’atmosphère, que les températures augmentent constamment…et que le nombre d’humains ne cesse d’augmenter,  nous serons plus de 11 milliards sur la planète en 2100.

Désormais,  parmi toutes les questions que nous nous posons,  l’une d’entre elles est devenue vitale.   En effet  des réponses que nous obtiendrons, naitront les solutions pour que la Planète demeure cet objet d’émerveillements,  de savoirs qui façonne l’espèce humaine depuis la nuit des temps, mais aussi et surtout pour qu’Elle continue, et c’est là l’essentiel, à prodiguer ses richesses sans lesquelles la vie humaine, à l’instar de toutes les  autres formes de vie,  ne peuvent exister. 

  

Prendre conscience du problème en changeant de langage. 

Aujourd’hui,  pour parler d’Elle,   de la Terre notre planète,  nous utilisons la plupart du temps le mot environnement ! Ce nom, à lui seul,  exprime combien  notre lien avec Elle,  notre planète,  s’est appauvri, il s’est réduit  comme  peau de chagrin ! La planète, source d’inspiration universelle, objet de toutes nos interrogations  et sur laquelle repose la lente construction de tous les savoirs,   n’est-elle devenue qu’une chose qui nous entoure !?   Car, dans ce mot,  environnement, on  entend  environ,  un terme qui désigne toujours quelque chose d’à peu près, d’imprécis.  Il dit sans dire.  Il traduit le manque de certitude et d’exactitude du locuteur. Environ,  cela signifie en gros et au bout du compte,  lorsque l’on entend environ, on  comprend : je ne sais pas vraiment ! De plus, depuis quelques années,   ce nom, inaudible,  ne va pas sans son adjectif préféré…, je veux parler ici du mot durable ! La Terre, notre planète  que le grand astrophysicien  Hubert Reeves préfère nommer par le doux mot de Nature, est devenue pour bon nombres d’entre nous «  un environnement… durable » !  Mais qui a eu cette idée folle et saugrenue de préférer cette expression pour désigner  l’ensemble immensément riche et encore méconnu  que constitue la biodiversité, c'est-à-dire : la Vie. Sans elle, aucun d’entre nous aussi riche, puissant et savant soit il ne serait là !  Un tel jargon est-il bien adapté pour nommer ce trésor,  c’est comme si nous étions revenus au temps  des  «  précieuses ridicules » ! 

© Sergueï

Ce que  nous laisse deviner cette expression.

Nous appréhendons le monde vivant qui nous entoure comme un autre, comme un étranger, et nous ajoutons à cette différence une connotation péjorative. Ce langage que nous employons pour nommer notre monde, dit aussi toute notre attitude à son égard, de rejet mêlé de curiosité, voire de fascination,  car tout au fond de nous nous sentons bien qu’un lien indicible nous unit. 

Certes dans environ , se trouve aussi l’idée de proximité, et c’est là tout le paradoxe ! La Nature finalement est proche , mais on ne sait pas bien où,  parfois même, plus on s’en éloigne et plus  on se sent bien, dans un monde artificiel que l’on pense plus propre, plus lisse, aseptisé,  sécurisé ! Que représente l’environnement durable pour un enfant, ou un adulte, immergé dans un univers de béton et qui n’a d’autres moyens d’accès à la Nature que par le prisme de la télévision ou des réseaux sociaux ? Car, l’histoire de l’homme consiste en une longue évolution qui lui a permis de s’extraire totalement d’un monde sauvage,  jugé hostile  en créant de toute pièce un univers qui lui ressemble, plus harmonieux et  mieux adapté !  La domestication,  la mécanisation, le progrès et à présent la consommation ont eu raison peu à peu de la Nature pour laisser place à la civilisation, et à présent à la marchandisation !  

© Robert Rousso

De l’Odyssé homèrienne…

Ce passage  s’est effectué lentement, mais avec l’avènement de l’ère industrielle,  il s’est accéléré.  En effet, autrefois,  les hommes portaient un regard sur la Nature à la fois emprunt de crainte et d’admiration, car il est vrai qu’Elle avait sur eux tous les pouvoirs , les pouvoirs les plus absolus , pouvoir de vie, pouvoir de mort.  Ainsi l’ont ils déifiée et,  simultanément,  défiée tel  Ulysse de l’Odyssée .  En premier lieu,  ils ont imaginé  un monde merveilleux. Un monde où des forces bien supérieures   se jouaient d’eux , pauvres petits êtres venant au monde entièrement nus ! Ils se sont racontés les histoires des Dieux… du vent, de la terre, de la mer,  dieux des éléments, dieux créateurs…Et comme les héros des tragédies ou des contes,  ils ont eu l’audace de se révolter contre leur condition, avec au bout du chemin, la mort comme unique destin.

© Boligan

 … à l’Odyssé de la consommation.

 Mais  vint le temps  ou les hommes eurent la certitude de leur  propre pouvoir,  celui de la Raison, avec son corolaire, la science. « La nature est écrite en langage mathématique » avait affirmé Galilée. Ainsi,  pour reprendre la formule cartésienne, ils ont désiré  se rendre  « maîtres et possesseurs de la Nature » .  En s’arrogeant la place du lion,  en s’idéalisant comme les  « êtres suprêmes » de la création,  ils ont légitimé à leurs propres yeux leur boulimie de domination  de ce qu’ils ont considéré comme un objet de connaissances  tout d’abord, puis  comme  une chose à la  disposition de tous leurs caprices ! Nous avons chosifié la planète, nous lui avons ôté la parole, nous lui avons dénigré toutes formes de langage, d’abord  pour mieux l’observer et la connaitre, puis  pour mieux la consommer ! 

Une question se pose à présent : Lorsque nous n’avons d’autres projets que de satisfaire nos désirs illimités,  notre soif de consommation, sans considérer les effets que cette attitude produit sur la planète…et par voie de conséquence sur nous même,   pouvons nous continuer à prétendre que c’est l’intelligence, la raison,  qui nous guide ? Le  temps où nous étions les proies d’êtres qui nous dévoraient est bien révolu,  nous avons pris leur  place et à présent  nous sommes devenus ces monstres. Ainsi, lorsque nous l’aurons toute dévorée et que nous l’aurons rendue exsangue,  alors peut-être commencerons nous à nous dévorer nous mêmes… .tels des ogres ! 

 

CHANGER  !

© Robert Rousso

© Ysope

Oui, il nous faut changer ! Il nous faut modifier notre perception et notre relation à la Nature. Nous devons l’apprivoiser de façon à ce qu’elle aussi nous apprivoise. Nous devons nous adapter à notre univers , vivant, végétal, animal, minéral , multiple et riche.  Rendons-lui la parole ! Pourquoi ?  Mais parce que cet univers, nous en avons besoin, nous en sommes issus et ne pouvons pas nous en exclure.  Nous sommes de la  poussière d’étoile comme le dit si poétiquement  Hubert Reeves , nous sommes nés des étoiles. Nous sommes des êtres de la Nature.  A-t-elle jamais eu besoin de nous comme nous avons besoin d’elle ?  

Changeons notre rapport à la nature et pour cela changeons nos comportements, nos habitudes ainsi que notre langage. Cessons de parler de « l’environnement » pour désigner ce dont nous sommes issus et  qui nous constitue. Appliquons nous à faire briller et scintiller ce qui est pour nous indispensable, notre nature, notre terre,   notre ETOILE ! Et si nous organisions notre vie  en terme d’interdépendance, en terme d’interconnexion, en terme de réciprocité avec la Nature ! Comprendre en quoi chacun, dans notre univers en est une partie inhérente. Valoriser à la fois l’appartenance au monde et en même temps la singularité des êtres qui le compose.  Imaginer  et réaliser les conditions de possibilité d’ un nouveau monde dans lequel la recherche de l’osmose, de l’harmonie, du bien serait l’objectif,  est-ce  faire  preuve d’idéalisme ou simplement de réalisme face à l’urgence d’ une situation écologique dans laquelle une certaine humanité n’hésite pas à se livrer à ce qu’Hubert Reeves  qualifiait de génocide de la biodiversité.

Valérie DIREZ

 

RÈGLEMENT DU CONCOURS :

ARTICLE 1 (PARTICIPANTS)

Le concours est ouvert à :

- L’ensemble des élèves des classes du C.P. à la Terminale des écoles et établissements scolaires publics et privés,

- Ainsi qu'à titre individuel pour les jeunes de 6 à 18 ans.

ARTICLE 2 (CATÉGORIES)

Les participants concourent dans la catégorie correspondant à leur niveau scolaire :

Catégorie 1 : Écoles primaires

Catégorie 2 : Collège

Catégorie 3 : Lycées

ARTICLE 3 (OBJET)

Les dessins présentés illustreront le thème : S’il te plait…Dessine-moi ta planète idéale

ARTICLE 4 (ENVOIS)

Les dessins doivent parvenir a l’Association Le Crayon avant le 25 décembre 2019 dernier délai par voie postale : Le Crayon, BP14, 83350 Ramatuelle

ARTICLE 5 (TECHNIQUES & FORMATS)

Tout dessin doit répondre aux caractéristiques suivantes :
La technique utilisée est laissée au libre choix de son auteur : dessin au trait, aquarelle, gouache, collage, palette graphique… 
Envoi postal : format A4
Impératif : au dos de chaque dessin envoyé par courrier, mentionner : nom, prénom, classe et établissement scolaire ou adresse personnelle dans le cas d'un envoi à titre individuel.

ARTICLE 6 (JURY)

Un jury composé de représentants de l’association Le Crayon, de professionnels de la presse écrite et d’enseignants désignera un lauréat pour chacune des catégories.

ARTICLE 7 (REMISE DES PRIX)

Des prix seront adressés aux lauréats des trois catégories en janvier 2020.

ARTICLE 8 (DROITS)

Tout candidat autorise par sa participation l’association Le Crayon à représenter et à reproduire sa contribution par tout procédé à titre gracieux et non exclusif dans le cadre de leur promotion, valorisation et communication au public dans le cadre de journaux ou revues partenaires de l’association pour le Concours.

CONTACT CONCOURS : 

Valérie Direz : Responsable des relations avec les milieux éducatifs pour l'association Le Crayon.

valeriedirez@hotmail.com

 

© Deligne